Déposé par Gabriel, le 04.11.2023
Bonsoir,
Comme vous êtes ouvert toute l'année, je profite ! 😉
Et pour une fois, je ne vous sollicite pas pour une détermination, mais pour une éventuelle explication...
J'ai photographié le 4 sept un Machaon qui me semblait bien affairé près de Vich. Beaucoup de déplacements, d'atterrissages et de décollages ! L'histoire était déjà jolie sur place quand j'ai constaté qu'un Collier de corail a tenté de butiner les taches orange de son grand cousin ! Mais j'ai surtout été surpris lorsque j'ai regardé les photos à l'ordi. Et voici ma question...
Est-ce en effet normal que ce Machaon ponde des oeufs en septembre (voir photo 4) ? Je croyais que c'était à l'état de chrysalide que cet insecte hibernait. Je vois mal des chenilles sortir des oeufs et arriver à maturité si vite. Est-ce que le Machaon est désorienté par le changement climatique ? De plus, je trouve étrange ces quelques oeufs qui restent collés au bout de l'abdomen (photo 4). Je pensais que les papillons déposaient soigneusement leurs oeufs l'un après l'autre.
Etes-vous aussi surpris également ou s'agit-il là de quelque chose de tout à fait classique ?
Merci pour votre retour. Mais pas d'urgence, évidemment... Je suis hors saison !
Très belle soirée à vous !
Bonjour Gabriel,
Merci pour le partage de cette intéressante observation. La tentative du Collier de corail de butiner les taches orange de ce Machaon est une curiosité que je n’avais encore jamais observée. Très étonnant… et intéressant. Les taches orange doivent probablement lui faire penser à une fleur.
Le Machaon fait deux générations par année. La ponte de la seconde génération a habituellement lieu en août et au début septembre. Le développement se fait jusqu’à la chrysalide, qui est prête au mois d’octobre (après environ 5 à 6 semaines pour le développement de l’œuf et de la chenille). Puis la chrysalide hiverne dès que les températures diminuent significativement. Le papillon émergera au printemps suivant.
On voit parfois des femelles avec quelques œufs collés à l’extrémité de l’abdomen (par exemple cette femelle de Fadet des laîches photographiée en juin en France voisine), signe peut-être d’une certaine maladresse…
Bien cordialement,
Michel